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Affaire du complot allégué contre Nirvan Virasamy

 
 

 

Pravind Jugnauth, leader du MSM, demande à Mme Indira Manrakhan, mise en cause dans le complot allégué contre l'ancien directeur-général d'Air Mauritius, Nirvan Virasamy de prendre congé de l'Independant Commission Against Corruption (ICAC) le temps que dure l'enquête policière. Selon lui, il y va de l'image même de cette institution indépendante qui doit inspirer confiance à la population. M. Jugnauth réclame, par ailleurs, des détails au sujet du "hedging" pour les produits pétroliers à la State Trading Corporation (STC) dont les pertes sont évaluées à quelque Rs 3 milliards.

Pravind Jugnauth réitère vivement sa demande d'institution d'une enquête urgente conduite par une personne indépendante et digne de confiance en vue de situer les responsabilités dans toute l'affaire de contrat de "hedging" pour le carburant à Air Mauritius et prendre les sanctions qui conviennent. Selon lui, les pertes encourues pour "cette gaffe énorme" s'élèvent à "bien plus des Rs 6 milliards avancées".

Alors que, déclare le leader du MSM, il se précise que l'on s'apprête à vendre des biens de la compagnie aérienne, il est permis de s'interroger si des raisons autres que la seule incompétence ne sont pas responsables des déboires de la compagnie. Il se demande ainsi si le Financial Secretary, représentant du ministre des Finances au Conseil d'Air Mauritius, "une personne méticuleuse", n'était pas au courant de tout se qui se tramait.

D'où l'insistance de Pravind Jugnauth pour cette enquête en vue de situer les responsabilités, particulièrement celles des représentants de l'Etat sur le "board" de la compagnie dont le représentant du Premier ministre. Le leader du MSM qui rappelle avoir eu des informations à propos d'un désaccord entre le Premier ministre et son ministre des Finances au sujet des moyens à mettre en place pour sauver Air Mauritius dit constater que le dossier a été enlevé de Rama Sithanen pour être confié à son collègue, le ministre du Tourisme et des Communications extérieures, Xavier-Luc Duval.

Evoquant ce qu'il qualifie de "saga du complot allégué contre Nirvan Virasamy", ancien directeur-général d'Air Mauritius, Pravind Jugnauth est d'avis qu'au nom de la décence et de la Justice, Mme Indira Manrakhan, mise en cause dans cette affaire, devrait prendre congé de l'Indépendant Commission Against Corruption (ICAC) le temps que dure l'enquête policière y relative. Le leader du MSM explique qu'il y va de l'image même de cette institution indépendante qui doit inspirer confiance à la population. Au contraire, explique-t-il, le gouvernement doit "assumer ses responsabilités".

Pour ce qui concerne le "hedging" pour les produits pétroliers à la State Trading Corporation (STC), M. Jugnauth réclame, tout aussi, des détails quant à la durée du contrat, des prix agréés et de la quantité des produits impliquée. "Nous voulons aussi savoir s'il existe un 'Hedging Committee' à la STC; si oui, qui le préside et qui en sont les membres. Nous demandons aussi si le 'board' de la STC, le ministre de tutelle et le ministre des Finances ont avalisé la signature du contrat de 'hedging'". Pour lui, il faut d'une enquête pour situer les responsabilités et prendre les sanctions qui s'imposent.

Pravind Jugnauth rappelle que, dans le cas de la STC, le ministre Mahen Gowreesoo a, "candidement", laissé comprendre que le peuple aura à payer. Il affirme ainsi que, selon ses informations, lors de l'exercice d'Automatic Pricing Mechanism (APM) de décembre 2008 et de janvier 2009 respectivement, un "hedging cost" de Rs 3.00 et de Rs 4.00 respectivement a été inclu dans le prix du diesel. Le leader du MSM rappelle qu'à ce jour, malgré des interpellations parlementaires, aucune information n'a transpiré au sujet du contrat d'approvisionnement de la STC en produits pétroliers auprès de Mangalore Refineries Ltd de l'Inde.

Evoquant, par ailleurs, l'affaire Sattyam Computers, Pravind Jugnauth appelle le gouvernement à jouer la carte de la transparence et à coopérer avec les enquêteurs indiens. Il explique, à cet effet, comment, depuis longtemps, un certain nombre de personnes en Inde réclament la révision du traité de non-double imposition liant nos deux pays. Aussi, sans se prononcer sur ce scandale allégué de détournement d'argent qui aurait impliqué une compagnie offshore de Maurice, le leader du MSM demande aux autorités de montrer aux enquêteurs indiens que de telles activités ne sont pas tolérées à Maurice.

M. Jugnauth critique, en conclusion, le plan agricole non-sucre présenté durant la semaine par le ministre Satish Faugoo. Un plan, selon lui, "cosmétique" qui vient "défoncer une porte ouverte". Il explique avoir, depuis mars 2003, présenté, en sa qualité de ministre de l'Agriculture sous le précédent gouvernement, un plan "ambitieux et réaliste". Selon lui, ce qui a été présenté cette semaine ne serait que "du bluff" visant à "leurrer les petits planteurs et les petits éleveurs". Par rapport à ces derniers, Pravind Jugnauth rend le présent gouvernement responsable de l'abolition du prix garanti par l'Agricultural Marketing Board (AMB) aux petits vachers.